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<p><sous-titre>K</sous-titre></p>
<p>Lettrine K : <hypertexte/><hypertexte lien="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8630604m/f193.item.texteImage"><hypertexte>https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8630604m/f193.item.texteImage</hypertexte></hypertexte> </p>
<p><appel/><annotation_genetique_edition>[Par Nathalie Preiss] L’ensemble de la lettre « K » parut dans la tranche alphabétique complémentaire, « Kermesse-Oubli », publiée dans <italique>Le Charivari</italique>, le 14 mars 1873, en vue de l’édition en volume.</annotation_genetique_edition>KERMESSE — Congestion de gaieté.</p>
<p>KIOSQUE (<petites_capitales>à journaux</petites_capitales>) — C'est comme dans les pharmacies. On y vend des remèdes et des poisons.<appel/><annotation_topique_contexte>[Par Coraline Hipolito] La vente des journaux en kiosque et au numéro est une innovation du Second Empire (c’est précisément cette nouveauté que choisit Hadol pour lettrine de la lettre « K » : <hypertexte lien="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8630604m/f193.item.texteImage">https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8630604m/f193.item.texteImage</hypertexte>); n’est pas nouvelle en revanche, pas plus que celle des journaux opposés au <italique>Charivari</italique>, la satire des apothicaires et des médecins !</annotation_topique_contexte></p>
<p>KNOUT — L'État, c'est moi.</p>
<p>(Traduit du russe).<appel/><annotation_topique_contexte>[Par Coraline Hipolito et Nathalie Preiss] Référence à la phrase de Louis XIV, manifestation de l’absolutisme (voir l’entrée à ce mot), et appliquée ici au tsar russe qui ferait du knout (sorte de fouet), véritable instrument de torture, le fondement de son pouvoir (voir aussi l’entrée « Czar »). Véron rejoint ici Gustave Doré, collaborateur du <italique>Charivari</italique>, du <italique>Journal pour rire</italique>, du <italique>Journal amusant</italique>, qui, pendant la guerre de Crimée (1854-1856), avait publié une <italique/><italique><italique/></italique><italique><italique><italique>Histoire pittoresque</italique>, dramatique et caricaturale</italique> de la Sainte Russie</italique> (1854), fort critique à l’égard des virtuoses du knout : les tsars dans leur ensemble et le tsar Nicolas I<exposant>er</exposant> en particulier (vaincu, lors de cette guerre de Crimée, par la France et l’Angleterre), et qui se situait « dans le droit fil d’un pamphlet » intitulé précisément « <italique>Le Knout et les Russes</italique> (1853) » (selon David Kunzle, cité par Thierry Grœnsteen, « Doré, pionnier de la bande dessinée » : <hypertexte lien="https://www.editionsdelan2.com/grœnsteen/spip.php?article14">https://www.editionsdelan2.com/grœnsteen/spip.php?article14</hypertexte>).</annotation_topique_contexte></p>
<p>KORAN — Autre guitare.<appel/><annotation_topique_intertextualite>[Par Coraline Hipolito] Dans l’argot des bohèmes et des jeunes poètes romantiques, l’expression « autre guitare » signifie « rengaine », répétition, « Koran » n’étant qu’une variante orthographique de « Coran », connu aussi sous le nom d’« Alcoran » (voir cette entrée qui, de plus, insiste sur les nombreuses versions du texte). En outre, il y a là un jeu avec l’entrée « Abricot (couleur) — Ousqu’est ma guitare ? », parodie du langage bohème et romantique, avec référence au poème « Guitare » de Hugo (<italique>Les Rayons et les ombres</italique> 1840), qui renvoie à l’Espagne romantique associée à l’Orient, et qui est suivi d’un poème intitulé « Autre guitare » (Hugo joue sans doute sur le sens « bohème » de l’expression), dans la même veine orientale.</annotation_topique_intertextualite></p></edition_critique>
